Il y a 3 ans lors de l’élection de Macron, on découvrait que pour le bien de tous, il fallait aider les 1ers de cordée pour qu’ils gagnent encore plus d’argent. Par la suite ces entrepreneurs et milliardaires feraient ruisseler leur argent pour le bien de tous et de la collectivité.

On sait maintenant ce que cette position idéologique, très libérale, angélique et naïve a produit comme dégâts économiques et sociaux dans notre pays. Aujourd’hui, où sont passés ces premiers de cordée ?

La fuite face l’impôt, les contributions sociales, les cotisations, la fraude à la tva… ont conduit à réduire le budget de l’Etat, donc le SERVICE PUBLIC et par conséquence les services aux Français.

Le Président nous dit maintenant que nous sommes en guerre contre un virus. Il parle et encense les 1ère et 2ème lignes, ceux qui font tourner le pays, assurent sa santé, sa sécurité, son approvisionnement, ses déplacements, etc…

Routiers, soignants, caissiers… Quel est vraiment leur salaire ?

La France et confinée, mais pas eux. Ces travailleurs assurent la continuité de la vie du pays, durant les mesures de distanciation sociale, qui ont débuté le 17 mars dernier. Ils sont soignants, policiers, pompiers, agents de nettoyage et de sécurité, routiers, caissiers, postiers, livreurs, militaires, employés de pompes funèbres… et sont aux premières lignes de la crise sanitaire. “Le confinement a renvoyé à la maison toutes les activités non vitales et fait resurgir le “back-office”, c’est-à-dire les soutiers de l’économie qui font tourner la machine”, a indiqué le politologue Jérôme Fourquet. Si l’hommage des Français était au départ rendu chaque soir à 20h au personnel soignant depuis leur balcon, le remerciement s’est à présent généralisé à l’ensemble de ces professions. Des métiers “essentiels” dont le salaire mériterait d’être revalorisé. Mais alors, combien gagnent-ils précisément ?

Salaires des aides-soignants et du personnel hospitalier

La dernière étude comparative de la Dares datant de mars 2016, nous permet d’avoir quelques éléments de réponse. Elle se base sur la période 2012-2014. Le salaire médian en France, tous métiers confondus, atteignait alors 1800 euros net.

Que ce soit dans les établissements hospitaliers ou dans les Ehpad, on comptait sur la période 2012-2014, 598 000 aides-soignants. 91% étaient des femmes. Le temps partiel était largement répandu dans la profession (23% des effectifs) et les horaires de travail étaient souvent “atypiques” (week-end et nuit).

Salaire médian ? 1500 euros net par mois. 11% des aides-soignants gagnaient toutefois moins de 1 250 euros net par mois, 31% entre 1250 et 1500 euros et 51% entre 1500 et 2000 euros.

En comparaison, le salaire médian des infirmiers comprenant 87% de femmes, était de 2 000€ net à la même période, pour un temps plein.

Quant aux médecins, dentistes et pharmaciens, hors sages-femmes, le salaire mensuel net moyen était de 5 492 euros en 2019, selon le dernier rapport de la Drees, pour un temps complet également.

Qu’en est-il des autres métiers “essentiels “, caissiers, routiers et agents d’entretien ?

Les femmes caissières représentaient 79% des 295 000 personnes employées à ce titre, en 2012-2014. 43% étaient à temps partiel, souvent imposé.

Pour celles et ceux occupant un temps complet, le salaire médian s’élevait à 1300 euros net par mois et 90% des salariés travaillaient le samedi et 35% le dimanche.

Quant aux routiers, nommés “conducteurs de véhicules” par la Dares, (routiers, chauffeurs livreurs, conducteurs de véhicules légers et de transports en commun), ils étaient 773 000 sur la période 2012-2014. 90% étaient des hommes.

Ceux travaillant à temps complet avaient un salaire médian de 1700 euros net par mois mais 45% percevaient entre 1500 et 2000 euros net mensuellement. Ici aussi, les horaires de la profession étaient, comme aujourd’hui, très contraignants. 61% des conducteurs travaillaient le samedi, 36% la nuit et 28% le dimanche.

Les agents d’entretien, qui représentaient en 2012-2014 près de 1,3 million de personnes, (dont 70% de femmes), percevaient un salaire médian de 1400 net par mois. 40% des effectifs sont à temps partiel.

Et aujourd’hui, où sont passé les premiers de cordée ?