histoire de retraite

Sujet d’actualité que cette nouvelle réforme du régime des retraites voulue par le Président. Mais à quand remonte la création de ces différents régimes de retraite ?

  • Le tout premier, celui des marins, doit sa création à Colbert en 1673, sous Louis XIV. Il sera transformé en ENIM (Etablissement National des Invalides de la Marine) avec sa caisse spécifique de retraite en 1930. En 1826, l’âge d’obtention de la retraite est ramené de 60 à 50 ans, il est vrai qu’il ne devait pas y avoir grand monde à y prétendre.
  • Celui de la banque de France remonte à 1800, sous Napoléon 1er.
  • Les cheminots ce sera en 1909.
  • Les mineurs en 1914.
  • Les notaires en 1937.
  • Les IEG (Industries Electriques et Gazières) en 1946.
  • La RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens) en 1949 ;
  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, la Sécurité sociale est créée dont la branche vieillesse avec la mise en place d’un régime de retraite universel pour les salariés du secteur privé dépourvus de caisses autonomes, professionnelles ou régimes spéciaux.
  • Au sortir de la guerre, le milieu agricole très puissant, refuse de rejoindre le régime général et crée la MSA (Mutualité Sociale Agricole).
  • De même en 1948, les commerçants et artisans vont aussi refuser le régime général et créer leurs propres caisses .Elles seront regroupées en 2006 dans le RSI (Régime Social des Indépendants). En 2018, il devient la sécurité sociale des indépendants rattaché au régime général. On mesure aujourd’hui l’ampleur des dégâts causés par les choix fait par les paysans et les indépendants. L’effondrement du ratio cotisants/retraités génère les difficultés actuelles, notamment des basses pensions correspondants il est vrai à des périodes de cotisations pas toujours très claires et conséquentes.
  • Quant aux trois fonctions publiques, du fait de leur histoire elles ne rejoindront pas non plus le régime général à sa création. C’est l’Etat, les collectivités territoriales et hospitalières qui gèrent un régime avec des règles et spécificités très différentes du régime général. Les cotisations retraite et le calcul des pensions (75% des 6 derniers mois) font qu’aujourd’hui tout changement et réforme semble impossible.

L’heure des choix est arrivée pour le gouvernement et les français, ainsi que pour tous ceux qui n’ont pas voulu faire partie du régime général. Un régime général de la sécurité sociale qui n’a cessé de s’adapter et de se réformer. Il est vrai contraint et forcé par les différents gouvernements de droite et de gauche, Balladur, Fillon, Woerth, Touraine et consorts.

Après-guerre, le régime général n’ayant pas réussi à garantir une pension suffisante, des retraites complémentaires sont mise en place dans beaucoup de secteurs professionnels. En 1972, elles sont généralisées et rendues obligatoires à l’ensemble des salariés du privé. Le système est géré par les partenaires sociaux avec l’objectif d’un versement de 25% supplémentaire aux 50% du salaire moyen des 25 meilleures années versées par la Sécu.

L’allongement des espérances de vie, la baisse des cotisants, le blocage des salaires, l’augmentation des retraités, ainsi que les choix politiques d’exonérations de cotisations sociales sont les causes des problèmes de financement des 42 régimes de retraite en France. Cela nécessite une réforme systémique. C’est-à-dire la mise en place d’un nouveau système, le plus universel possible, qui permette de lutter contre les innombrables inégalités actuelles entre Français.

La CFDT milite depuis plus de 10 ans pour la mise en place d’une retraite par points, à l’exemple du système des retraites complémentaires qui a fait ses preuves.

Le régime général c’est près de 20 millions de salariés,
les trois fonctions publiques autour de 5 millions
et les régimes autonomes et spéciaux 500 000 !
Tous ceux qui sont dans la rue pour s’opposer par principe à toute réforme ont-ils bien compris les enjeux ?